Quel avenir pour le site thermal de Challes-les-Eaux ?
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Les thermes ont fait partie de l’histoire challésienne jusqu’à il y a peu et leur fermeture avait fortement marqué. La municipalité veut voir le site thermal renaître et détaille ses idées.
Le maire Julien Donzel devant les Thermes de la commune de Challes-les-Eaux - Crédit : M.B
Trois ans après la fermeture des thermes, une nouvelle étape s’ouvre pour le site thermal de Challes-les-Eaux. La récente acquisition de l’ensemble immobilier par l’Établissement public foncier local de la Savoie (EPFL), qui en assure le portage pour le compte de la commune, ouvre la voie à une réflexion sur son avenir.
Pour le maire, Julien Donzel, l’enjeu dépasse la seule préservation d’un patrimoine emblématique. Il s’agit de redonner au site une vocation d’intérêt général, fidèle à son histoire tout en répondant aux enjeux contemporains de santé, de bien-être, de recherche et de transition écologique : « La fermeture des thermes a constitué un véritable traumatisme pour la commune. Aujourd’hui, nous avons la responsabilité d’imaginer un avenir à la hauteur de ce lieu exceptionnel, en nous appuyant sur ce qui fait son identité. »
Cette identité repose sur une ressource : une eau thermale réputée comme la plus soufrée d’Europe. Pour la municipalité, cette richesse naturelle constitue le point de départ d’un projet d’avenir susceptible d’accueillir des activités de soins, de recherche, de prévention et de bien-être.
Une ambition autour de l'endométriose
Parmi les orientations explorées figure la création d’un pôle d’excellence consacré à la prise en charge de l’endométriose. Cette maladie gynécologique chronique, qui touche une femme sur dix en âge de procréer, fait aujourd’hui l’objet d’une mobilisation nationale. « Si les propriétés de notre eau peuvent contribuer à améliorer la qualité de vie des patientes, nous avons le devoir d’explorer cette voie avec les chercheurs, les universités et les professionnels de santé », insiste l’édile.
Cette orientation pourrait conduire à la création d’un centre spécialisé associant consultations, recherche, accompagnement des patientes et approche pluridisciplinaire. Elle devra toutefois être expertisée, consolidée et enrichie avec les partenaires qui prendront part au projet.
Le site pourrait également accueillir des activités de balnéothérapie, de remise en forme, d’hébergement ou encore de prévention en santé, afin de compléter l’offre existante.
La mairie souhaite encourager l’exploration de nouvelles pistes scientifiques, notamment autour des propriétés de l’hydrogène présent dans l’eau thermale et de ses applications, par exemple pour la récupération sportive. Toutes ces pistes devront être validées par des études scientifiques et pourront évoluer.
Le parc thermal constitue enfin l’un des éléments majeurs de cette renaissance. Sa qualité paysagère, sa biodiversité et son rôle d’îlot de fraîcheur devront être préservés et valorisés. Les futurs aménagements devront dialoguer avec ce patrimoine naturel dans une logique de sobriété, de respect des lieux et de qualité architecturale.
Le classement du secteur en zone dédiée au tourisme, à la santé et au bien-être conforte pour le maire cette orientation, en excluant tout programme immobilier résidentiel. Une offre en hébergement pourrait cependant accompagner le programme pour répondre aux besoins en courts séjours.