#JAIPASECOLE - Campagne de sensibilisation de L'Unapei

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À quelques jours de la rentrée scolaire, encore des milliers d’enfants en situation de handicap restent en attente d’une réponse éducative adaptée
L'Unapei présente la nouvelle édition de sa campagne « #JaiPasEcole, mais tout peut changer » parce que le temps de l'enfance n'attend pas
 

Campagne de sensibilisation "JAIPASECOLE" - Crédit : Unapei

Publié le 28 août 2026

Mis à jour le 28 août 2026

Sur marentree.orgLien externe, des familles racontent leur quotidien et les difficultés rencontrées pour permettre à leur enfant d'accéder à une réponse adaptée à ses besoins. Leurs témoignages dessinent une même réalité : celle d'enfants qui ne bénéficient pas de l'accompagnement dont ils ont besoin, quel que soit leur lieu de scolarisation. Pour objectiver ce constat, l'Unapei a reconduit son étude de l’année passée auprès de 38 associations de son réseau qui suivent près de 5 000 enfants au sein de leurs établissements médico-sociaux ou en lien avec l’Education nationale.
 

Un échantillon qui permet d’illustrer la situation nationale vécue par des milliers de familles. 
Les résultats montrent que des avancées sont possibles, mais qu'elles restent largement insuffisantes. L'association décrypte les évolutions observées, les difficultés persistantes et les conditions nécessaires pour que la promesse portée cette année par la campagne « #JaiPasEcole, mais tout peut changer » devienne une réalité pour tous les enfants

Aujourd’hui, la réalité des familles évolue beaucoup trop lentement

Deux tiers des associations interrogées (67%) estiment que la situation est restée inchangée entre 2025 et 2026.

  • Seules 19% constatent une amélioration,
  • Tandis que 14% observent une dégradation.

Cette stagnation se retrouve dans les parcours de scolarisation :

  • 76% des enfants accompagnés sont scolarisés moins de douze 
    heures par semaine
  • Seuls 24% bénéficient d'un temps de scolarisation supérieur à 
    douze heures hebdomadaires.

Une enfance sur liste d'attente

Les 38 associations ayant répondu à l'enquête recensent 4 808 enfants inscrits sur leurs listes d'attente, soit davantage que les 4 588 enfants qu'elles 
accompagnent aujourd'hui. Le délai d'attente atteint désormais près de trois ans en moyenne avant d'accéder à une solution d'accompagnement adaptée. Pour certaines familles, cette attente est encore bien plus longue

Derrière ces chiffres, il y a des enfants contraints de rester à domicile, des parcours de scolarisation réduits à quelques heures par semaine et des familles qui doivent, seules, trouver des solutions provisoires.
Pendant ce temps, l'enfance, elle, ne se met pas sur pause. Les besoins de l'enfant évoluent, les apprentissages se construisent, l'autonomie se développe : chaque année passée sans accompagnement adapté représente une véritable perte de chance

Tout peut changer, mais à quelles conditions ?

Les résultats de cette enquête montrent que ce n'est pas qu’un slogan. Oui, des progrès sont possibles. L'amélioration de 
l'accès au numéro INE est une illustration concrète de la mobilisation des acteurs. Avec les moyens nécessaires, des évolutions significatives peuvent être obtenues.

  • De 65% à 45%

    En un an, la part des enfants accompagnés ne disposant pas de numéro INE est passée de 65% à 45%.
    Une évolution qui facilite leur identification par l'Éducation nationale et contribue à sécuriser leur parcours

Mais aujourd’hui cette coopération reste encore trop souvent insuffisante. Le secteur médico-social ne peut pas, à lui seul, résorber les listes d’attente ni garantir à chaque enfant une réponse adaptée. Pour que « tout puisse changer », chaque enfant doit pouvoir bénéficier d'une réponse construite collectivement, en associant l'Éducation nationale, le médico-social, les professionnels de santé et les familles.
Des solutions existent, il est maintenant nécessaire de changer d’échelle